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Chronique Asie, CFNEWS
Logiciel : Airfree / Shiseido, Starburst (France / Japon)
airfree, éditeur de plateforme en ligne en marque blanche pour vente de produits de duty-free, lève 2,3 M€ pour son premier tour de table. Et ce, auprès du géant japonais de la cosmétique Shiseido, de l'accélérateur Starburst et ses BA historiques (lire aussi l’article CFNEWS : airfree s'envole). La levée de fonds assure le lancement de sa solution auprès de plusieurs compagnies aériennes d'ici le dernier trimestre cette année. Installée au sein de l'antenne parisienne de l'accélérateur depuis un an, la start-up avait auparavant reçu 850 K€ en 2017 de la part de BA, pour certains expérimentés du secteur. Elle a développé une plateforme disponible sur tous les appareils mobile, ainsi que dans les écrans incrustés dans les sièges, vendue en marque blanche auprès des compagnies aériennes, y référence tous les catalogues de produits disponibles d'enseignes partenaires, présentes dans plusieurs centaines d'aéroports. Cette plateforme souhaiterait redynamiser la vente de produits à bord des vols, principalement moyen et long courrier, en permettant la réservation d'articles duty-free, à venir récupérer une fois à l'arrivée.
Mode : La Chapelle / Naf Naf (Chine / France)
Naf Naf
La Chapelle a publié le bilan des deux dernières années de la marque française pour l’exercice clos en décembre. Ses chiffres d’affaires en 2017 et 2018 sont passés de 190,2 à 187,8 M€ pour des résultats négatifs de 6,5 à 4,85 M€.
Internet : Alibaba (Chine)
Alibaba Group
Distribution : Metro China (Chine / Allemagne)
Huit prétendants sont en lice pour l’activité chinoise du distributeur allemand Metro, d’après le Reuters. L’allemand souhaiterait empocher de 1,5 à 2 Md$ via cette cession tandis que sa capitalisation boursière n'atteint qu'un peu plus de 5 Md€. Implantée en Chine depuis 1996, la cible compte environ 95 magasins pour un effectif de 11 000 salariés. Elle a réalisé en Chine un chiffre d’affaires de 2,7 Md€. Parmi les candidats figurent notamment le tandem Boyu Capital et le développeur immobilier Vanke ; un autre duo Hillhouse Capital et le distributeur Yonghui, qui pourrait être rejoint par Tencent, lui-même actionnaire minoritaire de Yonghui ; Alibaba et Sun Art Retail (son JV chinoise avec Auchan) ; d’ailleurs, des distributeurs locaux comme Wumart, Sunning et l’américain Walmart.
Quant à l’allemand Metro, il cherche à se recentrer sur son activité core cash & carry. Pour mémoire, il avait déjà vendu l’enseigne de grand magasin Galeria Kaufhof et a organisé le spin-off du groupe Ceconomy, qui exploite les chaînes électroniques grand public Media Markt et Saturn. Il cherche également à vendre son activité hypermarché déficitaire.
Transports : Didi / Toyota (Japon / Chine)
Le constructeur nippon Toyota pourrait injecter 550 M$ dans l’opérateur chinois de VTC Didi Chuxing, selon le journal japonais Nikkei. Toyota n’a pas encore confirmé cet investissement. Si l’opération aboutit, le deuxième constructeur du monde amplifie encore son influence dans les VTC. Il avait pour mémoire déjà investi l’an dernier 500 M$ dans l’américain Uber pour le développement des véhicules autonomes (lire notre chronique précédente) et 1 Md$ dans Grab, acteur de VTC présent en Asie du Sud-Est (lire notre chronique précédente).
Et aussi :
Le Portugal sera le premier pays de la zone euro à émettre des « Panda Bonds » (libellée en devise chinoise émise par une entité non-chinoise). Il va lancer un placement d'obligations à trois ans, pour une valeur de 2 milliards de yuans, soit 240 M€. Le niveau du coupon n'a pas été précisé mais devrait être plus élevé que ceux des émissions en euros. Pour mémoire, deux grandes entreprises tricolores ont réussi à émettre des Panda Bonds : Air Liquide avait procédé à sa première Panda Bond pour 2,2 milliards de yuans (environ 280 M€) (lire aussi notre chronique précédente) en mars 2018 ; Veolia avait émis avec succès une Panda Bond d'1 milliard de yuans (135 M€) en 2016 (lire aussi notre chronique précédente ). Par ailleurs, en décembre dernier, BNP Paribas Chine a obtenu une licence pour souscrire aux obligations d'entreprise « Panda Bonds » pour les émetteurs étrangers sur le marché domestique chinois (lire aussi notre chronique précédente).
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