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TECH | La tech française en retard face à l'Allemagne en 2024

L’Allemagne affiche un rebond maîtrisé, tandis que la France connaît une contraction plus préoccupante selon l'étude annuelle d'Iris, le fonds franco-germanique venture et growth. Au-delà de l'écart du nombre d'opérations, une différence est à noter dans l'IA, où les start-up allemandes sont plus diversifiées.

| 519 mots

L'écosystème de la tech en France décroche face à l'Allemagne en 2024. La nouvelle et deuxième étude comparative dans les deux pays d'Iris, le fonds venture et growth basé à Berlin, Munich et Paris aux 850 M€ sous gestion, compare les données issues de Dealroom, qu'il a recoupées avec des sources externes, dont celles de CFNEWS. Le principal constat porte sur le décrochage du nombre de levées (capital risque et capital développement) dans l'Hexagone, à 780 selon son décompte, contre 1 476 chez le voisin outre-Rhin. La France inversait pourtant cinq années de tendance en 2023 en atteignant environ 1 200 opération en 2023, contre 200 de moins pour le pays germanique. Les montants levés en 2024 sont quant à eux moins éloignés, à environ 5,5 Md€ pour l'un et 6 Md€ pour l'autre. Bien que la différence s'explique en partie par une meilleure transparence sur les financements en Allemagne, la cause résiderait surtout dans la baisse globale de l'attractivité du marché français, indique l'étude.  

Majorité d'investissements français en France

Julien-David Nitlech, Iris 

Julien-David Nitlech, Iris 

« Le contexte politique français a très probablement eu un impact sur le financement. L'incertitude a provoqué un attentisme du marché côté fonds et LPs, alors que l'Allemagne est restée très concurrentielle et a généré un gros deal flow », constate Julien-David Nitlech, managing partner d’Iris. Le financement en France a été très majoritairement porté par des acteurs locaux (59 %), les investisseurs américains étant ensuite les principaux participants (19 %), suivi des autres pays européens (hors Allemagne ; 13 %), puis de l'Allemagne et l'Asie (tous les deux à 3 %). La République fédérale est quant à elle surtout soutenue par les États-Unis (37 %), devant l'Europe (hors France ; 33 %), puis elle-même (17 %), la France (10 %) et l'Asie (3 %).

L'IA, un moteur partout en Europe

Similarité dans les deux pays : l'intelligence artificielle est, de loin, le moteur principal du financement. L'étude constate que le domaine représente 35 % des montants levés en 2024 en France, avec 2,48 Md€ d'investis, soit plus 35 % par rapport à 2023 (le montant comprend les 500 M$ de Poolside, dont le siège est américain), alors que l'Allemagne capte 1,87 Md€ (+ 21 %), soit 25 % des fonds levés. Iris souligne toutefois la grande disparité de secteur dans lesquels ces start-up de l'IA évoluent. D'une part, en Allemagne, 60 % des sociétés se concentrent sur l'IA comme cœur de métier, les autres l'utilisant comme une fonctionnalité, alors que cette proportion est de 38 % en France. Et d'autre part, les créateurs de solutions germaniques à base d'intelligence artificielle représentent 87,1 % des sociétés ayant levé dans la sécurité, 75,1 % dans les semi-conducteurs, 66,2 % dans la robotique et 63,7 % dans les logiciels d'entreprises. Les éditeurs français d'outils à base d'IA sont seulement les principaux leveurs dans les logiciels d'entreprises (79,6 %) et la robotique (67,8 %), leurs principaux secteurs étant ensuite la sécurité (40,6 %) et la santé (31,8 %). L'Allemagne jouirait donc à la fois d'une plus grande diversité sectorielle et d'une moins forte dépendance de son écosystème tech dans l'intelligence artificielle.

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IRIS
Julien-David Nitlech

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